Communiqué de la Fédération suisse des communautés israélites Il est certes parfaitement légitime et politiquement sage que la Suisse diversifie ses importations et en particulier son approvisionnement en gaz. Ce qui nous semble moins compréhensible, c'est que parmi les divers fournisseurs potentiels, elle choisisse un pays comme l'Iran. Alors que la communauté internationale a décidé d'élever le niveau des sanctions envers ce pays à cause de la poursuite de ses travaux en vue d'acquérir l'arme atomique, la Suisse envoie au monde un signal faux en signant un accord portant sur quelque 20 milliards de francs. Même si notre pays devait ne pas violer la lettre de la décision des sanctions prise par l'ONU, elle n'en respecte certainement pas l'esprit. Et qui peut garantir que l'Iran, surtout s'il se sent acculé, ne fermera pas le robinet? Ardent défenseur des droits de l'homme, notre pays soutient un pays où ceux-ci sont constamment et systématiquement bafoués, un pays qui encourage officiellement le négationnisme et l'antisémitisme. Les Juifs de Suisse se sentent directement concernés. La Fédération suisse des communautés israélites est très déçue par cette attitude, qu'elle ne comprend pas. Pour de plus amples informations: Genève/Zurich, le 18 mars 2008 |
Communiqué Fevrier 2008 Le «Motu Proprio Summorum Pontificum» promulgué en juillet 2007 par le Pape Benoît XVI est entré en vigueur. La FSCI est surprise d'y lire que dans la messe du Vendredi Saint, les fidèles sont appelés à «prier pour les juifs, pour que notre Dieu et Seigneur les éclaire, afin qu'ils reconnaissent en Jésus Christ le sauveur de tous les hommes» La FSCI considère que ce texte ne se distance pas suffisamment de la vieille formulation de 1962, qui parlait de l'«aveuglement» du peuple juif, qu'il fallait «arracher aux ténèbres». Voilà un net recul par rapport aux documents de «Vatican 2», qui reconnaissaient le judaïsme comme une religion à part entière dans son attente messianique. Même si le document «Motu Proprio» ne concerne pas le «rite ordinaire» du missel de 1970, il n'en demeure pas moins qu'en autorisant dans la messe en latin cet appel à la conversion des juifs, le pape actuel fait un pas en arrière, contraire à tous les acquis du dialogue interreligieux qui s'est instauré depuis un demi-siècle. La FSCI est très déçue de ce retour à une notion prônant que ce n'est qu'à l'intérieur de l'Église que se trouve le salut. Pour de plus amples informations: |
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